En cabinet solo, un chirurgien-dentiste est dans le vert entre 300 et 380 k€ HT d’honoraires propres par an. En cabinet de groupe, la barre monte à 350-450 k€ par praticien. Sous 260 k€ en solo, ou sous 300 k€ en groupe, le cabinet passe dans le rouge : il a du mal à financer en même temps l’équipe, le matériel et ta rémunération.
Ce sont les seuils de la grille qu’on utilise en audit chez Librae. Ils ne disent pas tout, mais ils disent vite où regarder. Pour situer : l’observatoire Fiducial des chirurgiens-dentistes 2023 relève 364 775 € de recettes moyennes par cabinet en 2022.
| Indicateur | Vert | Orange | Rouge |
|---|---|---|---|
| CA annuel par praticien, solo | 300 à 380 k€ HT | 260 à 300 k€ | moins de 260 k€ |
| CA annuel par praticien, groupe | 350 à 450 k€ HT | 300 à 350 k€ | moins de 300 k€ |
| Évolution du CA sur deux ans | 0 % ou plus | entre -5 et 0 % | moins de -5 % |
Au-delà de 380 k€ en solo, la grille ne te met pas en rouge. On regarde simplement comment tu y arrives : nombre de jours travaillés, heures au fauteuil, délai de rendez-vous. Un chiffre très haut obtenu avec des semaines à rallonge n’est pas un modèle qui tient dix ans.
Un cabinet de groupe mutualise ses murs, son plateau technique et son équipe. Il donne à chaque praticien plus de moyens pour produire : davantage de fauteuils, davantage d’assistantes, une activité de prothèse et d’implantologie plus développée. La grille attend logiquement plus en retour.
On le retrouve sur le mix d’actes : la grille attend une part d’implantologie et de prothèse plus élevée en groupe qu’en solo. Le CA par praticien suit la même logique.
La formule est simple. L’erreur fréquente porte sur ce qu’on met au numérateur.
Exemple : une SELARL de trois associés réalise 1 230 k€ d’honoraires propres. Ça fait 410 k€ par praticien, dans le vert de la grille groupe. Mais si un associé produit 520 k€ et un autre 290 k€, la moyenne cache deux situations très différentes, et parfois une tension entre associés qu’il vaut mieux mettre sur la table.
Pour l’évolution, compare le CA total de l’année à celui d’il y a deux ans : (CA N − CA N-2) / CA N-2. Deux ans plutôt qu’un, pour lisser une année atypique : un congé, des travaux, le départ d’une assistante.
Un dentiste à 380 k€ qui travaille cinq jours et demi par semaine n’est pas en meilleure santé qu’un dentiste à 330 k€ sur quatre jours. Le chiffre d’affaires mesure un volume. Pour savoir si ce volume te sert, on le croise avec trois autres lignes de la grille :
Le premier te dit ce que rapporte ton temps. Les deux autres te disent ce qu’il te reste.
Le premier réflexe, c’est de vouloir voir plus de patients. Avant d’en arriver là, on regarde trois endroits.
C’est le travail qu’on refait avec toi en audit, sur tes propres chiffres, indicateur par indicateur. Voir comment on accompagne les dentistes.
Dans notre grille d’audit, un cabinet solo en bonne santé se situe entre 300 et 380 k€ HT d’honoraires propres par an. Entre 260 et 300 k€, on est en zone orange. Sous 260 k€, le cabinet a du mal à financer à la fois l’équipe, le matériel et la rémunération du praticien.
Non. Le chiffre d’affaires, ce sont les honoraires. Le revenu, c’est ce qui reste après les charges du cabinet et tes cotisations sociales. Pour un CA de 300 à 380 k€, la grille vise un résultat avant impôt d’au moins 110 k€ par praticien. Selon la CARCDSF, le revenu moyen des chirurgiens-dentistes libéraux était de 122 279 € en 2023, et le revenu médian de 97 672 €.
Pas dans le CA par praticien. Les rétrocessions perçues correspondent à la production de tes collaborateurs : les intégrer gonfle ton chiffre sans rien dire de ta propre activité. On les garde en revanche dans le CA total pour calculer les ratios de charges.
Une baisse de 0 à 5 % sur deux ans est à surveiller. Au-delà de 5 %, c’est un signal rouge dans notre grille. Avant de conclure, vérifie si elle vient du nombre de jours travaillés, du mix d’actes ou des devis acceptés : les trois ne se traitent pas de la même façon.